Edito

La contestation monte et elle se retrouve sur le net. Ici c'est la colère qui monte. Les citoyens réunis ont dépassé l'impression de délaissement de la république ou encore de désertification du territoire : tout cela se voit, les écoles sont menacées, les hôpitaux se font de plus en plus rares, les tournées des postiers sont de plus en plus longues... Forcément des usines ferment, les commerces végètent, les habitants doivent quitter un territoire qu'ils aiment pourtant et tout le monde conteste.
Nous nous sommes réunis une première fois, un petit nombre, nous avons discuté et décidé de nous réunir une deuxième fois, et puis le nombre de participants s'est étoffé. Nous nous apercevons que notre territoire n'est pas le seul touché, n'est pas le seul à se révolter.
Chaque habitant est lié à l'autre : LIBERTE FRATERNITE EGALITE
SOLIDARITE

samedi 14 février 2009

Creuse en colère, Creuse solidaire



Ce sont quelques 200 personnes qui se sont donné rendez vous devant la mairie d'Aubusson afin de dire leur colère face à la casse du service public et de l'emploi sur le territoire de la Creuse.
Un cortège s'est constitué et a défilé dans la grande rue en marche arrière pour dénoncer le "rouleau compresseur" des réformes qui ne va pas dans le sens des citoyens.
La maire, M. Moine, a pris la parole pour s'engager dans le combat contre les suppressions de postes. Un arrêté municipal paraîtra lundi pour interdire les suppressions de postes à Aubusson.
60 personnes ont assisté à la réunion qui suivait la manifestation.
Nous avons tous rendez-vous à Cressat pour un goûter citoyen. L'image ci-dessous est à télécharger et à faire circuler, attention tout affichage de ce flyer doit se faire avec un papier de couleur.




13 commentaires:

Anonyme a dit…

Pour récupérer le flyer, cliquer sur l'image, ensuite "cliquer droit" puis "Enregistrer l'image sous..."
Les dimensions sont 21x29.7, soit un .A4

Philippe

Anonyme a dit…

Bonjour à tous,
je réitère l'idée d'envoyer un courrier recommandé au député afin de solliciter un entretien,avec un "ultimatum" compte tenu de l'urgence...ce courrier peut également être adresser au conseil général ainsi qu'au conseil régional et aux médias...il ne faut pas se focaliser sur la personne de Auclair, comme je l'ai bien senti lors de la réunion...le but est de recourir aux institutions censées nous représenter...le résultat est bien évidemment prévisible, mais ceci peut légitimer le mouvement et nous encourager dans différentes actions de désobéissance civile, c'est un préalable à toute action future...cela peut aussi sensibiliser une partie de l'électorat de droite, si il y a non réponse,certains pourraient se sentir vivement concernés...l'occupation de la permanence de cet élu peut être alors une action envisageable
Christophe (l'homme aux lunettes noires)

Anonyme a dit…

Bravo pour la mobilisation de tous , je crois qu'il est important que tout les acteurs comprennent que le mal est profond dans notre sud creusois. La crise dû à la fermeture des services publics n'est finalement que le résultat d'une politique de désertification voulu depuis longtemps par nos politiques. Depuis 20 ans qu'à fait l'Etat , la Région, le CG pour notre territoire , pas grand chose. Le pire c'est que certains élus locaux laissent faire.....
Une action d'envergure me semble nécessaire , un gouter citoyen à Cressat c'est sympa mais pas sur que ça bouge les choses, le Jeannot il s'en fout. Moi je verrai bien une grande chaine humaine , il faut une médiatisation nationale. Un mail que chacun enverrai à ces contacts et aux contacts de ses contacts serai pas mal non plus et ça coute rien......

Anonyme a dit…

Chers tous,
il faut faire de ce rassemblement samedi à Cressat un temps fort, citoyen, et festif... mais aussi de rencontres et de soudure entre tous.
Il faut donc mettre toutes les chances de notre côté :
Il faudrait trouver des fanfares, des harmonies. Que chacun fasse le tour de ses connaissances et trouve des musiciens pour nous soutenir ce jour là.
C'est extrèmement important.
Il faut aussi une sonorisation.
Il faut aussi que nous trouvions une salle et un lieu pour nous réunir après le goûter ou nous rabbattre en cas de très mauvais temps.
Faites circuler ces besoins et tenez nous au courant au plus vite de vos trouvailles.
Merci
Hervé

Anonyme a dit…

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b87a_1920

Voici le lien pour le 19/20 France 3 Limousin du 14 février 2009

Philippe

Anonyme a dit…

DISCOURS D'HERVE devant la mairie d'AUBUSSON.
Le collectif COLERES SOLIDAIRES a été créé la semaine dernière à l'initiative de citoyens qui en ont ras le bol et qui sont bien décidé à se mobiliser pour stopper la casse systématique des services publics commencée.
Comme à la Guadeloupe, le mouvement de résistance dépasse les appartenances politiques. Ici nous sommes citoyens avant tout.
Peu importe que nous soyons de droite, de gauche, syndicalistes, profs, commerçants, artisans, postiers, agriculteurs, étudiants, ouvriers, élus ou chômeurs !
Dans ce nouveau mouvement qui est en marche, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.
Ceux qui ont constitué le collectif "Colères Solidaires" pensent qu'il n'est pas trop tard mais que l'on ne peut plus accepter la fermeture de nouvelles classes, la suppression des postes d'enseignants dans le primaire ou le secondaire, la fermeture des tribunaux de proximité, celles des divisions départementales de l'administration, et demain la suppression du département.
Ce que l'on nous propose à très court terme ce sont des écoles primaires à 400 enfants. Soit deux heures de transport par jour pour tous les enfants pour toute leur scolarité,
Ce que l'on nous propose ce sont toutes nos administrations basées à Limoges,
Ce que l'on nous propose c'est de transformer nos territoires ruraux en désert !
Pourtant des solutions existent, encore faut-il que la volonté politique soit là.
Car ce sont les citadins des grandes villes qui pondent les choix pour demain :
Toujours plus de centralisation, des mégalopoles qui grossissent à s'en étouffer et des campagnes qui perdent peu à peu leur tissu vital…

Et pourtant non, nous avons su résister, tous les jours de nouveaux habitants viennent en Creuse chercher un peu de paix, un environnement préservé, un cadre de vie idéal !
Nous, nous croyons en l'avenir de ce pays, en son potentiel créatif. Encore faut-il que l'on nous laisse le temps de nous reconstruire.
Les habitants de ce pays sont prêts à accueillir et les nouveaux moyens de communication peuvent permettre de faire vivre ici ceux qui jusque là étaient coincés en ville.
On nous dit que le problème c'est la question de l'argent ! Ce n'est pas l'argent qui manque, la crise bancaire a au moins eu ce mérite là : quand on veut en trouver, on peut. Quant on veut faire des sous marins nucléaires, des porte avions ou des EPR on en trouve !!!
Mais "Gens d'en haut" avez-vous demandé au peuple quelles sont ses priorités ?
Vous, vous nous parlez d'aménagement du territoire et de maintenir la vie dans les campagnes et de l'autre vous fermez nos écoles !

C'est de la folie pure et simple. Nous ne voulons pas offrir aux enfants des villages déserts, sans école, sans commerce, sans avenir. S'il n'y a pas d'école à proximité des lieux d'habitation, les derniers jeunes de ces territoires déménageront, parce qu'eux aussi veulent le meilleur pour leurs enfants.
Oui, nous creusois, ruraux, habitants ce territoire, sommes prêts à vivre ici fièrement, en nous passant de beaucoup de choses que les citadins trouvent "essentielles", mais nous ne pourrons survivre à vos statistiques qui appliquent des quotas sans distinction, sans bon sens et vont de fait créer des déserts à très court terme. Quand on pense que pour faire vos coupes sombres vous osez, comme hier soir à Flayat, comparer les % d'occupation de classes entre les banlieues surpeuplées et les territoires creusois à 12 habitants au kilomètres carrés.
Nous tous, ne pouvons que refuser catégoriquement toutes les suppressions de postes d'enseignants ou de services publics de proximité.
Et nous nous opposerons coûte que coûte à ces suppressions de postes.
Certains maires des communes concernées envisagent de signer des arrêtés municipaux pour interdire la suppression des postes ou des classes. Il devrait en faire autant pour la suppression des tribunaux, des bureaux de postes et autres DDE. C'est une très bonne idée, mais il faut qu'ils aillent vite, parce que dans les campagnes la colère gronde, nous avons besoin d'actes forts, clairs et symboliques de nos élus. Car le peuple n'en peut plus d'être méprisé et si sa colère n'est pas transformée en changement radical de gouverner, le réveil sera brutal.
Élus locaux prenez la mesure de la crise, réveillez vous et agissez, oublier vos partis, vos clans et pensez à vos administrés !
Citoyens de tous âges mobilisons nous ! Résistons à ce vent de destruction qui arrache jour après jour tous les fondements de la solidarité nationale et surtout humaine :
Le bilan est véritablement dramatique, c'est l'enseignement, la santé, la justice, l'environnement entre autres qui sont menacés, mais c'est avant tout notre capacité à penser, à résister, à vivre dignement ! Tarnac doit servir de réveil à tous : ce sont nos libertés qui sont menacées pas cette politique de la peur. Quittons nos peurs, qu'avons-nous à perdre finalement ?

Mais à faire l'autruche, en laissant faire, en ne disant rien, ceux qui ont le pouvoir pensent que tout va bien, qu'ils connaissent nos besoins et ce qui est bon pour nous.

M. le préfet, madame l'inspectrice d'académie, messieurs les responsables d'administrations, Il est de votre responsabilité de transmettre à ceux d'en haut (qui ne voient rien de derrière leur bureau), qu'il y a des priorités plus importantes que d'appliquer des moyennes ou d'économiser des postes ! Changez de priorité, écoutez-nous et dites à vos supérieurs ce que des creusois vous ont dit : "un autre monde est possible !"
Et nous, commençons par faire vivre entre nous la solidarité. Mobilisons nous de partout ! Ce n'est pas par ce qu'une classe supprimée n'est pas sur notre commune que nous la laisserons tomber. Nous refusons la mise en concurrence des communes, des départements et des régions entre eux.
Nous, nous allons montrer à notre président ce que veut dire véritablement : être tous ensemble et nous montrerons qu'il existe un avenir pour ce pays magnifique !
Hervé du collectif colères solidaires.

Anonyme a dit…

Christophe, (l'homme aux lunettes noires!)
Ce que tu dis est intéressant. Peux-tu entrer en contact mail avec nous ?
emmacampagne@yahoo.fr

Anonyme a dit…

Il reste pas mal de tracts à distribuer ! Vous les trouverez à Volup'thé.

Anonyme a dit…

la manif de samedi a -t-elle été déclarée ?
Christophe

Anonyme a dit…

Bonsoir,
Ce n'est pas une manif mais un rassemblement donc pas de déclaration. Non?

Anonyme a dit…

I - LA MANIFESTATION
"est le fait, par un groupe de personnes, d'user de la voie publique, de façon itinérante ou statique ; afin d'exprimer collectivement et publiquement par leur présence, leur attitude, leurs cris, une volonté commune ou une opinion".
A – LE DROIT DE MANIFESTER
Il s’exerce sous le régime de la déclaration préalable
c)) – La répression des infractions :
Les délits de l'article 431-9 du Code Pénal (6 mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende)
Avoir organisé une manifestation sur la voie publique n'ayant pas fait l'objet d'une déclaration préalable.
voilà , entre autres ce qu' on peut trouver sur le net concernant le fait de manifester, cela signifie que ce soit un rassemblement ou une manifestation, il y a une obligation d'obtenir l'autorisation... je reviens donc à l'idée qu'il faut comme préalable s'en remettre au député avant toute action illégale, cela me semble le b.aba, je ne serai pas là à cressat : qui plus est, Auclair en tant que maire jouit ce sera donc plutôt une agression pour les habitants...j'ai réellement le sentiment qu'il y a confusion entre urgance et précipitation...
Christophe

Anonyme a dit…

"jouit d'une réelle popularité", oubli de mots...
Christophe

Anonyme a dit…

A priori nous sommes dans une salle à Cressat. Nous n'avons pas de débit de boisson, alors une autorisation n'est pas obligatoire. Info de la sous-préf.
Philippe